AK J.VIEL

association karting du pilote dans la catégorie karting KZ 125

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Julien Viel, de l'athlétisme au karting, toujours le pied au plancher
Julien Viel concourt en championnat d'Europe de karting TTI carbone.
Julien Viel mène sa vie à 100 à l'heure. Né dans le Nord à Saint Pol sur Mer, près de Dunkerque, il y a 28 ans, il débarque dans notre région une première fois pour des vacances.
Avant que sa famille ne s'installe définitivement à Seyssel. A 10 ans, il met à profit son énergie débordante dans la course à pied, spécialité cross country et demi-fond. « J'ai un mental de compétiteur, le sport m'a recadré. Il m'a permis de bien tourner, de repousser mes limites. J'étais le meilleur dans les montées ! » Repéré très vite au cross du collège, il rejoint le club d'Aix-les-Bains, où une légende vivante, Robert Bogey, le prend sous son aile. Cinq entraînements par semaine et un avenir prometteur, jusqu'à ce malheureux accident de mobylette et ces 17 jours de coma. A peine remis, le champion brûle les étapes, s'attaquant à un 13 km dans le Jura, 6 mois plus tard. « J'étais capable mentalement mais pas musculairement, avoue-t-il. Depuis, j'ai les deux genoux qui se bloquent quand je cours plus de 10 minutes. Aucun spécialiste n'a pu y remédier. » Impossible de rester inactif. Il troque les pointes contre un casque de karting. Le sport automobile, son autre dada. A 10 ans, lui et son frère jumeau Arnaud, découvrent un karting sous le sapin de Noël. Pas si étonnant, Jean-Luc, le père, est lui-même pilote automobile à ses heures perdues sur les courses de côte de la région. « On a commencé à rouler en se partageant le kart, à tour de rôle, se souvient Julien.
Papa a pris le chrono pour déterminer celui qui allait faire de la compétition. J'ai obtenu le meilleur temps ! »
220 km/h en
vitesse de pointe
Deux ans de compétition, il fait déjà parler la poudre, avec un titre de champion de ligue minimes. Suivent deux saisons de karting-cross avant une pause, « pour cause de budget. Une saison en minimes coûtait 180 000 francs, sans compter l'achat du kart à 15 000 francs. J'ai commencé à bosser, j'ai arrêté le kart pendant sept ans. » Avant de racheter un bolide à 25 ans, « une antiquité, un 125 à boîte qui n'a jamais démarré. J'ai dû tout refaire. » Le mécanicien automobile tourne alors sur le circuit de Château-Gaillard pour son plaisir, quatre à six fois par mois.
Son instinct de compétiteur reprend vite le dessus, en mars 2009, dans le championnat de ligue Rhône-Alpes, catégorie K2-125. En parallèle, il effectue deux courses tests avec le TTI carbone racing team. Il passe rapidement à la vitesse supérieure en terminant deuxième de la dernière manche du championnat de France, catégorie TTI carbone. Des bolides, entre la monoplace et le kart, avec un chassis en carbone nid d'abeille, un volant type F1, 6 vitesses séquentielles par pallettes, un moteur 125 cm³ et une vitesse de pointe proche des 220 km/h.
Sélectionné par le team Tiercelin au début de la saison 2010, Julien concourt sur les 5 manches du championnat d'Europe, où il est actuellement classé 3 eme. « Cela demande une grosse préparation physique, jusqu'à sept heures de sport hebdomadaires. » Et un certain budget : 15 000 E à l'année, sans compter la casse, les pneus, les frais de déplacement. D'où sa recherche active de sponsors, en plus de la dizaine qui l'accompagne déjà.

JULIEN CHAMPCLOS

Plus de renseignements sur le blog internet de Julien Viel :

http://julien01200.skyrock.com/1.html

Journal La Tribune Républicaine



 

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